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Pouls

 

Pouls, tu rythmais les bonds de mon sang qui circule,
Au souffle de mon sein qui s'avance et recule,
Et partout dans les chairs où frémit la cellule.

Est-ce amour qui, triste, retarde, dans mes veines,
Ta mesure qui compte, sans cesse, mes peines,
De revivre, disparues, des heures sereines?

Est-ce haine? A coups sourds frappe ma tempe et brise
Ton rythme, comme ces bleus marteaux que grise
D'abattre un bronze consacrant une traîtrise.

Ah! si ton cours, lorsque des soirs verse l'amphore,
S'alanguissait pour le sommeil où peut éclore
La fleur des rêves qu'on croit réelle jusqu'à l'aurore!

            10 Août 1926.

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